La Rubanerie et le 18ème siècle, du traité d’Utrecht (1713) à 1793 (08/03/2013 au 05/05/2013)

Des frontières et des Lumières…

Si Comines, par le traité d’Utrecht du 11 avril 1713, se voit administrativement divisée en deux entités appartenant à deux états différents (le royaume de France et celui des Pays-Bas autrichiens), elle n’en demeure pas moins une ville marquée par l’esprit des Lumières, tant dans son organisation politique (le magistrat de la partie nord et de la partie sud s’entendant jusqu’en 1789 pour la diriger ensemble) que dans la rationalisation de son industrie textile tout acquise aux nouvelles découvertes. Nul doute que, grâce à la pugnacité et à « l’inventivité commerciale » de Philippe Hovyn et de ses suiveurs, Comines sut se positionner dans un contexte préindustriel favorable, les manufactures textiles du début du dix-huitième siècle se transformant, dès 1788, en usines modernes prêtes à accueillir dans les décennies qui suivront, les progrès de Kay (navette volante), de Watt (machine à vapeur) et de Cartwright (machine à tisser mécanique) pour gagner, autour de 1900, ses galons de capitale mondiale de ruban utilitaire !

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